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Vacances terminées, rentrée en vue : quand le corps et le cerveau doivent retrouver leur rythme

  • Caroline GROUTEL
  • il y a 6 jours
  • 7 min de lecture

Adultes, enfants : comment retrouver progressivement ses repères, apaiser le stress et vivre la rentrée plus sereinement



Parent et enfant se rendant à l'école pour la rentrée scolaire, illustration d'un article sur le stress de la rentrée et la kinésiologie.
Et si on préparait aussi son corps à la rentrée ?


Les vacances ont encore un petit goût de soleil, de journées qui s’étirent, de soirées plus tardives et de rythme parfois beaucoup plus libre…

Et pourtant, la rentrée approche.

Dans quelques jours, les réveils vont sonner plus tôt, les horaires vont se resserrer, les cartables vont retrouver leur place près de la porte et les agendas vont recommencer à se remplir.

Dans le Var, la rentrée scolaire 2026 des élèves est fixée au mardi 1er septembre. Pour beaucoup de familles, le changement de rythme est donc imminent.

Et si, cette année, nous évitions de demander à notre corps de passer brutalement du mode « vacances » au mode « rentrée » ?

Car une rentrée réussie ne concerne pas uniquement l’organisation. Elle concerne aussi notre capacité à nous adapter à un changement de rythme, de repères et de sollicitations.

Et cela vaut pour les enfants… mais aussi pour les adultes.


La rentrée : un changement de rythme pour toute la famille


Pendant les vacances, nos habitudes sont souvent différentes.

On se couche plus tard.

On se réveille sans réveil.

Les repas sont moins cadrés.

Les journées sont parfois beaucoup plus spontanées.

On dispose de davantage de temps pour soi et pour les autres.


Puis, presque du jour au lendemain, il faut à nouveau :

  • se lever à une heure précise ;

  • respecter des horaires ;

  • reprendre le travail ou l’école ;

  • gérer les déplacements ;

  • organiser les repas ;

  • retrouver les activités extrascolaires ;

  • penser aux rendez-vous ;

  • répondre aux sollicitations ;

  • et parfois… recommencer à courir après le temps.

Pour un adulte, cette transition peut se traduire par une impression de fatigue, de difficulté à se concentrer, d'irritabilité ou de « tête pleine ».

Chez l’enfant, elle peut se manifester autrement : difficultés à s’endormir, opposition, émotions plus fortes, pleurs, agitation, fatigue ou appréhension à l’idée de retourner à l’école.


Ces réactions ne signifient pas nécessairement que quelque chose va mal. Elles peuvent simplement traduire une période d’adaptation.


Notre organisme aime les repères. Et lorsqu’ils changent, il lui faut parfois un peu de temps pour retrouver son équilibre.


Pourquoi le sommeil est-il si important au moment de la rentrée ?


Le sommeil est l’un des premiers éléments à remettre progressivement sur les rails.

Chez l’enfant, la régularité des horaires de coucher et de lever contribue à installer des repères favorables au sommeil. L’Assurance Maladie recommande notamment de conserver des horaires réguliers et de mettre en place un rituel calme avant le coucher.

Il n’est donc pas nécessaire d’attendre la veille de la rentrée pour passer brutalement à l’horaire « scolaire ».


Quelques jours avant, on peut progressivement :

  • avancer l’heure du coucher ;

  • avancer également celle du lever ;

  • retrouver des horaires de repas plus réguliers ;

  • remettre en place un rituel du soir ;

  • diminuer progressivement les activités très stimulantes en fin de journée ;

  • limiter les écrans le soir.

L’objectif n’est pas la perfection.


L’objectif est de redonner progressivement au corps des repères.

Et cela vaut aussi pour les adultes !

Après plusieurs semaines de soirées estivales, notre propre rythme peut avoir besoin d’un petit temps de transition.


Et les écrans dans tout ça ?


C’est souvent le fameux sujet qui fâche un peu… 😏

Pendant les vacances, les règles peuvent avoir été plus souples. Mais à l’approche de la rentrée, remettre progressivement des limites peut aider toute la famille à retrouver un rythme plus favorable au sommeil.

L’Assurance Maladie recommande notamment d’éviter les écrans avant le coucher et de favoriser une période calme avant de dormir.

Plutôt que de présenter cela comme une nouvelle interdiction, pourquoi ne pas en faire un rituel familial ?

Téléphones et tablettes de côté.

Une histoire pour les plus jeunes.

Quelques pages d’un livre pour les plus grands.

Une discussion.

Un jeu calme.

Une douche.

Quelques respirations.


Bref : un sas entre la journée et la nuit.


La rentrée scolaire peut aussi générer du stress chez l’enfant


Pour certains enfants, retrouver l’école est une perspective réjouissante.

Pour d’autres, beaucoup moins.

Nouvelle classe.

Nouvel enseignant.

Nouveaux camarades.

Changement d’établissement.

Entrée en maternelle.

Passage en 6e.

Peur de ne pas réussir.

Peur de ne pas retrouver ses copains.

Peur de la séparation.


Un enfant ne dira pas toujours :

« Je ressens de l’anxiété face à ce changement. »

Il peut plutôt dire :

« Je veux pas aller à l’école. »

Ou avoir mal au ventre le matin, être particulièrement irritable, pleurer davantage ou avoir du mal à s’endormir.

Cela mérite avant tout d’être écouté, sans dramatiser et sans minimiser.

Les compétences psychosociales — notamment la capacité à gérer ses émotions et son stress — jouent un rôle important dans le bien-être et le développement des enfants et des adolescents. Santé publique France souligne l’importance de leur développement dès le plus jeune âge.


« Mon enfant ne veut pas retourner à l’école » : faut-il s’inquiéter ?


Pas forcément.

Une certaine appréhension avant une rentrée est parfaitement compréhensible.

Ce qui peut être intéressant, c’est d’observer la durée, l’intensité et l’impact de ce que vit l’enfant.

Une inquiétude ponctuelle peut être accompagnée par la parole, des explications, des repères et beaucoup de sécurité affective.

En revanche, si une anxiété devient importante, persistante ou perturbe fortement le sommeil, l’alimentation, la vie familiale ou scolaire, il est important d’en parler à un professionnel de santé.

La kinésiologie ne remplace pas un diagnostic médical ou psychologique. Elle peut toutefois s’inscrire, lorsque cela est pertinent, dans une démarche complémentaire d’accompagnement du stress et du bien-être.


Et les parents dans tout ça ?


Parce qu’il y a une petite chose dont on parle beaucoup moins :

les parents font eux aussi leur rentrée.

Et parfois, ils portent une bonne partie de la charge mentale familiale.

Penser aux fournitures.

Préparer les vêtements.

Gérer les horaires.

Inscrire les enfants aux activités.

Anticiper les trajets.

Organiser les repas.

Reprendre le travail.

Répondre aux mails.

Prévoir les rendez-vous.

Et essayer, accessoirement, de ne pas oublier de penser à soi.


Le corps peut alors envoyer quelques signaux :

  • fatigue persistante ;

  • tensions corporelles ;

  • sommeil perturbé ;

  • irritabilité ;

  • difficultés de concentration ;

  • sentiment d’être débordé ;

  • impression de ne jamais vraiment « couper ».


Ces signaux ne sont pas à considérer comme des faiblesses.

Ils peuvent être des informations.

Et c’est justement là que l’écoute du corps prend tout son sens.


Et si votre corps était votre première boussole ?


Nous avons souvent appris à fonctionner en nous fiant principalement à notre tête.

« Il faut que je tienne. »

« Je dois y arriver. »

« Ce n’est pas le moment de ralentir. »

« Je verrai plus tard. »

Pourtant, notre corps peut parfois signaler avant même que nous en ayons pleinement conscience qu’une situation devient trop exigeante.

Tensions, agitation, fatigue, respiration plus courte, difficulté à se poser…


Le corps ne parle pas forcément avec des mots.


La kinésiologie propose justement une approche centrée sur l’écoute corporelle et la gestion du stress, avec des outils adaptés à chaque personne.

Selon les besoins et l’âge, une séance peut notamment intégrer des mouvements, des exercices de Brain Gym, de la visualisation, du travail autour des émotions ou encore des techniques issues de la kinésiologie.

L’objectif n’est pas de « forcer » le corps à aller mieux.

Il s’agit plutôt de créer un espace où la personne peut prendre conscience de ce qu’elle vit, retrouver davantage de disponibilité et expérimenter des outils qui pourront ensuite être réutilisés dans son quotidien.


5 petits gestes pour une rentrée plus sereine


Pas besoin de révolutionner toute la maison.

Quelques ajustements simples peuvent déjà faire une différence.


1. Reprendre progressivement le rythme

Quelques jours avant la rentrée, rapprochez progressivement les horaires de coucher et de lever de ceux de l’année scolaire.


2. Créer un sas de décompression

Le soir, prévoyez un moment calme avant le coucher : lecture, musique douce, discussion, respiration ou simplement quelques minutes sans sollicitations.


3. Faire parler les enfants… sans les interroger

Au lieu de multiplier les questions sur la rentrée, laissez une porte ouverte :

« Est-ce qu’il y a quelque chose qui te fait envie ou qui te fait un peu peur pour cette rentrée ? »

Parfois, c’est bien plus efficace qu’un interrogatoire en règle. 😉


4. Préparer quelques repères à l’avance

Choisir les vêtements, préparer le cartable, repérer le trajet ou parler de la nouvelle classe peut rendre l’inconnu un peu plus familier.


5. Ne pas attendre d’être au bout du rouleau

La prévention, c’est aussi cela.

On peut prendre soin de soi avant que le stress devienne envahissant.


Une rentrée plus sereine ne signifie pas une rentrée parfaite


Il y aura probablement des matins où tout ira de travers.

Un réveil qui sonne trop tard.

Un enfant qui ne veut pas s’habiller.

Un café oublié sur le plan de travail.

Un cartable introuvable.

Une réunion qui s’ajoute à l’agenda.

Et peut-être même quelques larmes.

Ce n’est pas grave.


L’objectif n’est pas de construire une rentrée parfaitement maîtrisée.

L’objectif est de retrouver progressivement un équilibre qui permette à chacun de respirer, de s’adapter et d’avancer à son rythme.


La rentrée est une transition.

Et comme toute transition, elle mérite un peu de douceur.


Besoin d’un accompagnement pour vivre la rentrée autrement ?


Vous êtes adulte et vous avez du mal à retrouver votre rythme après les vacances ?

Votre enfant appréhende la rentrée, semble particulièrement stressé ou a besoin d’être accompagné dans une période de changement ?

La kinésiologie peut être envisagée comme un accompagnement complémentaire autour du stress, des émotions, de la confiance en soi, de la concentration et de l’adaptation aux changements.

À Toulon, je vous accompagne au cabinet dans une démarche personnalisée, avec une approche particulièrement attentive à la personne, à son histoire et à ce que son corps peut exprimer.


Et si cette rentrée était l’occasion de ne pas attendre que le vase déborde ?


👉 Vous pouvez me contacter pour échanger sur votre situation et voir ensemble si un accompagnement en kinésiologie peut être adapté à votre besoin.


La kinésiologie est une pratique de bien-être et d’accompagnement. Elle ne se substitue pas à un diagnostic, à un traitement médical ou à un suivi psychologique lorsque ceux-ci sont nécessaires.


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